HISTOIRE DU BURUNDI: Les grandes dates de l’histoire des Barundi et de l’État millénaire africain -INGOMA Y’UBURUNDI

Au 19ème siècle, le Burundi, connu sous le nom d’Ingoma y’Uburundi, un État millénaire, accueillit les premiers Européens. Initialement, cette rencontre fut teintée d’Ubuntu, un humanisme propre aux Barundi. Cependant, lorsque les véritables intentions des visiteurs furent révélées, la guerre éclata.

Pour les Barundi, partager leurs « amatongo » (terres) avec des étrangers était inconcevable. La terre, ou Itongo, était sacrée ; elle représentait à la fois le lieu de leurs ancêtres, essentiel à leur identité, et la mère nourricière qui satisfaisait leurs besoins socio-économiques. Défendre cette terre était donc vital, nécessitant une armée. Mwami Mwezi Gisabo et ses abadasigana se levèrent courageusement pour protéger Ingoma y’Uburundi face à l’expansion coloniale européenne.

Au 20ème siècle, la colonisation et le néocolonialisme transformèrent Ingoma y’Uburundi en un État néocolonial, devenu une République. Aujourd’hui, les Barundi cherchent à se reconstruire. Comment y parvenir ? Ce livre propose des pistes pour la jeune génération, en se basant sur les grandes lignes de l’histoire d’Ingoma y’Uburundi.

L’auteur s’inspire de courants politiques et philosophiques contemporains, tels que le panafricanisme, le postcolonialisme d’Édouard Said, l’afrocentricité de Molefi Kete Asante, ainsi que du décolonialisme d’Amérique du Sud et du Kemitisme, en passant par l’afrofuturisme. Il soutient que la sortie de l’État néocolonial pour les Barundi passe par un retour à leurs racines culturelles et spirituelles (Kirundi, Ubungoma, Ubuntu), historiques (la connaissance de l’Histoire du Burundi et des humanités classiques africaines) et politiques (les imiryango, l’État Ingoma et le système socio-économique Ubumu). En réactualisant ces éléments, les Barundi pourront envisager leur avenir tout en vivant pleinement le présent.

Ce livre se structure en deux grandes parties fondamentales.
1/ La première partie explore les fondements cosmologiques, spirituels, politiques et socio-économiques des Barundi.

UBUNGOMA ( Cosmologie, Spiritualité ) :

INGOMA ( INSTITUTION POLITIQUE, ETAT ) :

UBUMU ( SYSTEME SOCIO-ECONOMIQUE ) :

2/ La seconde partie de l’« Histoire du Burundi : Les grandes dates de l’histoire des Barundi et de l’État millénaire africain – Ingoma y’Uburundi » constitue le cœur historique de l’ouvrage : les grandes dates de l’histoire du Burundi, inscrites dans les humanités classiques africaines.

Cette chronologie commence il y a 13,7 milliards d’années avec la naissance de notre univers -UBUREMAGI-, et remonte jusqu’à l’apparition de l’humain – UMUNTU, ABANTU, UMURYANGO / IMIRYANGO – URUGO – il y a 20 millions d’années – HEHE ?- dans les Grands Lacs. On documente les diverses révolutions cognitives : agricoles (observations : nature, cosmos), philosophiques, techniques, scientifiques et industrielles qui se sont déroulées sur le sol burundais et africain, kamite (cf. Kama, Afrique). Créant l’IBANGA (Les lois de la nature, du cosmos, et les mystères). De la Cosmologie (UBUNGOMA) va apparaître : la Cosmographie pour mesurer le monde (Géométrie, Mathématique, Architectures…, le calendrier IKIHECIJURU) ; les Cosmogonies pour raconter l’origine du monde (Mythes ex. le Tambour Sacré KARYENDA et la Femme Tambour Sacré MUKAKARYENDA) ; les Cosmophilosophies (ex. UBUNTU) ou Cosmothéologies pour relier le divin au cosmos (Théologie) ; et les Cosmocraties (des états « cosmos » : ex. INGOMA avec l’UBUMU) : des outils en pierre découverts à Muyinga il y a 500 000 ans, l’os de Lebombo il y a 37 000 ans, premier système de comptage au monde, l’os d’Ishango il y a 25 000 ans avec les quatre opérations mathématiques.
On retrace ensuite les dynasties successives d’Ingoma y’Uburundi : les Bami « Ha » avec les Abaha, les Abalenge, les Abega, et les Abahanza qui régneront jusqu’en 1966. On documente les règnes des grands Mwami, leurs Muhanuzi, les conquêtes, les alliances (UBUGANWA : Alliances entre IMIRYANGO), et l’épanouissement millénaire de cet État africain.

Dans cette vidéo, on arrive à la rupture coloniale (cf. Colonialité). De 1879 à 1962, on documente les grandes batailles du Burundi contre l’annexion coloniale : la bataille de Tamba en 1881, d’Uzigé en 1884, de la Ruvubu en 1896, Ndago… jusqu’au traité de Kiganda en 1903.
On décrit le démantèlement systématique d’Ingoma y’Uburundi par les puissances coloniales : l’interdiction de l’Umuganuro en 1930, le génocide des Banyamabanga de 1920 à 1940, l’assassinat du dernier Muhanuzi en 1922, la fin de l’institution (Buryenda) du Tambour Sacré Karyenda et de Mukakaryenda, provoquant la fin des Bami bw’Ijoro (Ntare wi Nkoma, Nzobe yi Kirwa, Mutaga wa Magamba, et Mwambutsa wa Magamba), la fin des Bahima d’Ingoma y’Uburundi, etc., jusqu’à la fin de l’Ubungoma à l’avènement de l’ère du Christianisme entre 1940 et 1944.
Après l’indépendance de 1962, on retrace le « génocide régicide » de 1959 à 2005 : l’assassinat du Muganwa Rwagasore en 1961, la fin d’Ingoma y’Uburundi en 1966 et le début de la République (état néocolonial), la fin de l’Ubumu avec le génocide contre les Hutu du Burundi de 1972 et le début de l’économie de marché, l’Empire Américain (GUAN), la Guerre civile burundaise (1993-2003), la période démocratique du CNDD-FDD et le début de la Démocratie sous la République (état néocolonial), et l’avènement du monde multipolaire.

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