Ce récit passionné et intime retrace l’histoire riche et complexe de la diaspora burundaise à travers le temps. Nahimana Karolero Pascal partage son parcours personnel marqué par l’exil, les luttes pour la dignité, la justice et un engagement profond au sein de la société civile, mais également celui d’une communauté dont les mémoires vibrantes et les traditions spirituelles restent profondément ancrées dans le cœur et l’âme de chaque exilé.
Dans la continuité de ses précédents ouvrages, il explore les dimensions politiques, historiques et sociales du Burundi et de sa diaspora. Entre musique, résistance politique, engagement social et rencontres interculturelles, ce livre est une invitation à redécouvrir l’héritage vivant du Burundi, à honorer le passé, et à construire un avenir de solidarité et d’espoir.

Dans cette vidéo, on vous invite à un voyage profond au cœur de l’histoire, des racines et des mouvements de la diaspora burundaise à travers le monde. Ce récit, en six grandes parties, remonte aux fondements les plus anciens de notre civilisation pour comprendre les trajectoires qui ont façonné les Barundi d’hier et d’aujourd’hui.
- Aux origines : Ubungoma, Ukaririmbo (Isekemavuta), Umuryango et Uburundi
La première partie plante les bases de notre identité.
On revient sur l’Ubungoma, notre cosmologie et notre spiritualité ; Isekemavuta ou Akaririmbo, ce son qui porte l’âme des Barundi ; Umuryango, nos lignées et lignages ; et enfin Uburundi, ce lieu de mémoire où reposent nos ancêtres.
Nous élargissons ensuite la perspective pour situer la diaspora burundaise dans le monde : des Grands Lacs africains à l’Asie, l’Europe et l’Amérique. - Ingoma y’Uburundi : 30 300 ans d’histoire et les premières diasporas
La deuxième partie explore l’État et l’Empire d’Ingoma y’Uburundi, à travers ses grandes dynasties : Abaha, Abalenge, Abega, Abahanza.
On retrace le commencement d’Ingoma y’Uburundi il y a 30 300 ans, avec la dynastie des Bami “Ha”, et on montre comment les premières diasporas burundaises ont émergé jusqu’à Kemet, l’Égypte ancienne, révélant des liens profonds avec cette civilisation africaine majeure. - La rupture coloniale : traite, esclavage et destruction des fondements
La troisième partie aborde l’expansion européenne, la colonisation du monde, et ses conséquences sur les sociétés africaines.
On revient sur : la traite négrière et l’esclavage ; la Conférence de Berlin (1884-1885) ; la destruction progressive de l’Ubungoma, d’Ingoma et de l’Ubumu ; la bulle papale Romanus Pontifex de Nicolas V, qui bénit officiellement l’esclavage au XVe siècle.
Un moment décisif qui a bouleversé les trajectoires du Burundi et de sa diaspora. - Néocolonialisme et ruptures internes (1962–1972)
La quatrième partie analyse l’après-indépendance : la fin d’Ingoma y’Uburundi en 1966 ; l’instauration de la dictature militaire ; puis le génocide contre les Hutu du Burundi en 1972,
événements qui marquent la fin de l’Ubumu et l’entrée du pays dans l’économie de marché.
Cette période voit une nouvelle dispersion des Barundi à travers le monde. - L’ère néolibérale et la diaspora contemporaine (1989–2022)
La cinquième partie replace le Burundi dans la Globalisation Unipolaire Américaine Néolibérale – GUAN.
On y retrace : la guerre civile burundaise (1993–2003) ; l’exode massif des Burundais ; et l’émergence d’une diaspora burundaise mondiale, structurée et active. - Vers un monde multipolaire : l’heure des espoirs
La dernière partie ouvre une perspective nouvelle. Depuis 2022, la fin progressive de la GUAN et l’émergence des BRICS+ redessinent les équilibres mondiaux. Cette transition ouvre un horizon : un miroir et une boussole pour Uburundi, terre des ancêtres, à l’heure d’un monde multipolaire.
Une mémoire vivante : la diaspora en Belgique (1960–aujourd’hui)
Cet ouvrage retrace aussi une page essentielle de la vie associative de la diaspora africaine en Belgique.
Depuis 1960, plusieurs générations ont construit, porté et transmis cette histoire. Leur parcours constitue un fil rouge reliant Uburundi au reste du monde.
